Narkiss, Jean Lorrain

 

Note de l’éditeur

 

Du vivant de Jean Lorrain (1855-1906), seules trois de ses œuvres furent publiées en édition de luxe : La Mandragore (Pelletan, 1899), Ma Petite Ville (Éditions d’art, 1898) et La Princesse sous verre (Tallandier, 1896). Narkiss, paru originellement comme Conte d’été dans les colonnes du Journal des 18, 25 juin et 2 juillet 1898 (cf. verso), recueilli ensuite dans Princesses d’ivoire et d’ivresse (Société d’éditions littéraires et artistiques, 1902), fut re­publié en volume séparé par Fernand Ferroud de l’Édition du Monument en 1908. La Koninklijke Bibliotheek (Biblio­thèque Royale des Pays-Bas) pos­sède l’un des cinquante exem­plaires de ce livre imprimé sur papier japon (n° 18) avec deux impressions de chaque illustration, le tout relié en cuir par René Kiefer, qui apposa de remarquables décorations sur les pa­ges de garde et sur les plats intérieurs.

Dans sa préface, Jérôme Doucet introduit son ami Jean Lorrain en le citant : « Jérôme, mon bon ami, quand ferons-nous le volume de luxe ? » Jean Lorrain décéda avant que son projet n’ait pu être mis à exécution. Les amis de Jean Lorrain proposèrent de faire publier son récit Narkiss en édition de luxe : les dessins d’Octave Denis Victor Guillon­net, connu à l’époque, ont été gravés par X. Lesueur pour la reproduction. Octave Guillonnet illustrera également des œuvres d’Alphonse Daudet: La Mule du Pape (1909) et L’Arlésienne (1911).

Les illustrations de petite taille, situées sur les pages de texte, ne sont pas imprimées sur le papier, mais collées. Tout comme pour les illustrations, la typographie choisie est à l’antique. Chaque page est construite com­me une stèle funéraire classique surmontée d’un astre solaire ailé de couleur or. En bas, un attribut égyptien orne alternativement angle droit et angle gauche : serpent, vase, scarabée, signe Ankh, et autres symboles choi­sis avec soin, chacun répété plusieurs fois. La couverture montre le masque funéraire de Narcisse, entouré des fleurs du même nom et flanqué de cobras. Toutes les dorures qui encadrent le texte en font une œuvre de style typiquement Art nouveau. Le récit est dédié « à mon ami Lalique », René Lalique, l’artiste verrier, qui, avec Roger & Gallet, reprendra le titre de cet ouvrage pour un flacon de parfum.

D’après : https://www.kb.nl/fr/collection-koopman/narkiss

L’exemplaire que nous reproduisons ici comporte un hors-texte (celui représentant un temple en ruine, p. 6) inconnu à celui de la bibliothèque nationale de Mexico, le seul disponible en entier sur le web. Par rapport à ce dernier, les autres hors-texte comportent les mêmes symboles mais pas dans le même ordre. Les illustrations, quant à elles, ne sont pas collées mais imprimées. Elles sont de nuances de vert glauque et les liserés et culs-de-lampe sont dorés.

 

Ce conte bénéficiera d‘une adaptation musicale par Jean Nouguès (1875-1932) : Narkiss, conte-ballet avec chants, en 4 tableaux de Mme Mariquita et Jacques Brindejont-Offenbach. Partition réduite par l’auteur. Paris : Énoch, 1913. In-4°, IV-126 p., couverture illustrée. Première représentation à Deauville, Casino municipal, 31 juillet 1913.

78 pages dont 16 quadri ISBN 978-2-908050-92-9  14 €

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